Mes chevaux de Bataille :
Institutionnel
L’élargissement de la Région Bruxelloise aux 6 communes à facilités (Kraainem, Drogenbos, Linkebeek, Rhode-Saint-Genèse, Wemmel, Wezembeek-Oppem) via une consultation populaire. Pourquoi ?- Pour donner à Bruxelles sa véritable dimension territoriale ce qui lui permettra de mieux gérer plusieurs aspects de sa politique. Il est vrai qu’aucune métropole européenne n’est privée de la maîtrise de ses relations avec sa large banlieue.
- Pour retrouver une partie de sa richesse naturelle. Les habitants de ces communes vivent la ville comme de véritables bruxellois, bénéficient des services que la Région propose sans participer à ses dépenses. L’apport financier au bénéfice des politiques régionales et communautaires serait de quelque 180 à 220 millions d’euros par an.
- Ces populations à grande majorité francophone (80% à Kraainem) rejoindraient la région bilingue de Bruxelles-capitale où chaque population quelle que soit sa langue et sa culture est respectée. Elles connaîtraient enfin une pacification communautaire.
Fiscalité
Constats :- Aux côtés de Luxembourg, Hambourg, Londres ou Vienne, Bruxelles se classe dans le tiercé des régions les plus riches d’Europe
- Avec son potentiel d’emplois de plus de 680.000 unités, Bruxelles est le 1er Pôle d’emplois du pays ;
- La part de Bruxelles dans le PIB belge est de plus de 22% ce qui veut dire que la Région contribue à la richesse économique de la Belgique deux fois plus que son poids démographique.
- Verser une partie de l’impôt sur les Personnes Physiques là où l’on travaille pour que Bruxelles puissent vivre en adéquation avec les richesses qu’elle produit et les charges qu’elle assume au bénéfice de l’ensemble du pays
- La portabilité des droits d’enregistrement
- Exonérer les droits de succession sur le logement familial pour le conjoint survivant
- Réévaluer les barèmes des tranches d’imposition des droits de succession
Sécurité
Constat : il existe à Bruxelles d’importants problèmes de sécurité liés à la mobilité des travailleurs (navetteurs, sécurité routière, …), aux mouvements de populations (immigration, délinquance internationale, …), aux activités économiques (délinquance financière, fiscale, environnementale) et au maintien de l’ordre lié aux institutions (inter)nationales et aux sommets européens. Il y a aussi clairement à Bruxelles un problème de coordination et de cohérence des diverses actions menées, encore accentué par la scission récente des territoires et des instances d’application, de définition et d’évaluation des politiques de prévention. Il y a une difficulté à envisager des politiques véritablement bruxelloises et en matière de recrutement de policiers .Propositions :
- Mettre en place dans les plus brefs délais le nouveau service des gardiens de la paix, enfin… Même formation, même uniforme à travers toute la ville.
- Développer un système d’évaluation tant des problèmes de sécurité que de l’impact et de la pertinence des politiques développées. Mettre en route l’observatoire bruxellois de la sécurité et de la prévention de la criminalité dont on parle depuis si longtemps.
- Bruxelles doit développer des politiques spécifiques au niveau de la ville prise dans sa globalité, voire participer à la définition de politiques concernant son hinterland.
Enseignement
Constat : le constat est désolant. Les décrets Inscriptions et mixité ou plutôt les décrets files d’attente et lotto n’ont qu’aggraver la situation.- Bruxelles comptent 230.000 élèves inscrits dans l’enseignement obligatoire.
- L’enseignement francophone rassemble près de 80% des élèves L’enseignement néerlandophone 17%, le solde est réparti entre les écoles européennes et internationales qui fonctionnent de manière totalement indépendante sans le moindre lien structurel.
- La Communauté flamande consacre un budget de 22,7% supérieur à celui de la Communauté française pour un élève de l’enseignement primaire et de 18,1% pour un élève de l’enseignement secondaire.
- 16% des élèves à Bruxelles ne sont pas originaires de la Région bruxelloise (13% viennent de Flandre)
- 27% des Bruxellois de moins de 18 ans vivent dans une famille touchée par le chômage. Pour 18% en Wallonie et 8% en Flandre.
- La Région bruxelloise est caractérisée, à l’instar de toutes les grandes villes internationales par une polarisation très nette entre une masse de pauvres d’un côté et une surreprésentation d’habitants très riches de l’autres. L’enquête PISA démontre que, en Belgique, le système d’enseignement entretient cette situation.
- Le français reste la lingua franca alors qu’il ne constitue la seule langue parlée et apprise à la maison que pour 56, 8% de la population actuelle (Janssens 2007).
- Alors que le taux moyen de chômage des jeunes au sein de l’Europe des 15 représente 17% pour la tranche d’âge des 15 à 24 ans, ce pourcentage atteint 35% en Région Bruxelles-Capitale (31% en Wallonie et 12,5% en Flandre).
- La proportion de jeunes non qualifié est de 28% contre 15,8% en Belgique
- L’absentéisme touche 6.000 jeunes à Bruxelles
- Mise en place de l’immersion dans toutes les écoles de Bruxelles et dans toutes les filières en ce compris techniques et professionnelles. Proposition : un enseignement bilingue ou multilingue au sens européen aussi appelé CLIL en anglais ou Emile en français pour Enseignement d’une matière par intégration d’une langue étrangère). Cette méthode consiste à enseigner une partie du curriculum en français ou en néerlandais (ou le cas échéant dans une autre langue). Les résultats obtenus dans les écoles bruxelloises de Bxl et de Wallonie dans lesquelles cette approche a été mise en œuvre depuis un certain temps se font ressentir sur 6 aspects :
- La connaissance de la langue cible est meilleure que dans l’enseignement traditionnel
- la connaissance de la langue maternelle est meilleure que dans l’enseignement traditionnel
- La connaissance de la matière enseignée est meilleure que dans l’enseignement traditionnel
- Les attitudes et la motivation par rapport à l’école et à l’autre sont meilleures que dans l’enseignement traditionnel
- La plus-value cognitive créée est démontrable via notamment des tests de calcul et de langues et
- La configuration cérébrale des polyglottes diffère de celle des monoglottes et indique probablement une meilleure faculté d’apprentissage.
- Mais dois-je encore vous convaincre.
- Chaque école francophone doit travailler en collaboration avec une école néerlandophone
- Imposer le parcours d’intégration : des cours de français, des notions d’histoire et de droit pour les primo-arrivants : enfants et parents compris
- Lutte contre le décrochage scolaire
- Mise sur pied à plus grande échelle des écoles des devoirs en collaboration avec les parents
- Cours de méthodologie du travail
- Parrainer un enfant pendant un an : à grande échelle droit pour les primo-arrivants : enfants et parents compris
- Développer une vision globale de l’Enseignement à travers les deux communautés
- Une régionalisation de certains aspects de la politique en matière d’enseignement (implantation des écoles, infrastructures,…
- Le renforcement des apprentissages de base (remédiation immédiate et individuelle, maintien des devoirs à domicile)
- Organiser les périodes de délibérations et instaurer le TAC (Test d’aptitude communautaire : sorte de bac à lauréat) en fin de secondaire
- La rénovation des bâtiments scolaires via un PPP (Partenariat Public-Privé)
- Moderniser et revaloriser l’enseignement technique et professionnel pour que chaque jeune y apprenne un métier
- Lutter contre la violence scolaire (formation à la citoyenneté, intervention dès le premier dérapage avec sanction pédagogiques d’intérêt général, renforcement des SAS, mise en place d’un plan global de lutte contre la drogue…)
- Une plus grande autonomie de gestion aux directions d’écoles et adapter la formation initiale des enseignants
Formation, Economie et Emploi
Constats :- Le taux de chômage est de 20% en moyenne sans parler du chômage des jeunes
- Comment explique-t-on que tant d’emplois sont créés à Bruxelles sans que nos chômeurs n’en bénéficient ? En réalité, 66% des demandeurs d’emploi sont non-qualifiés dont plus de 40% dans la tranche d’âge 18-24 ans alors que 49% des emplois à Bxl sont occupés par des travailleurs disposant d’un diplôme d’études supérieures. Contrairement aux autres Régions, les nouveaux emplois à Bxl requièrent une grande qualification. La faiblesse de Bruxelles ne se situe donc nullement dans la faiblesse de son moteur économique mais bien dans un déficit interne flagrant des qualifications offertes sur le territoire bruxellois. La majorité actuelle Ps-cdH-Ecolo a répondu à cette problématique par le « contrat économie-emploi » et se base sur une réflexion qui apparaît simpliste : il faut doper l’économie bruxelloise pour créer de nouveaux emplois et faire diminuer le chômage. Simpliste car l’économie bruxelloise se porte à merveille et on ne cesse de créer des emplois ( plus de 35.000 depuis 2004). Pourtant, notre chômage est resté stable à plus de 91.000 unités et le nombre de demandeurs d’emplois peu ou non qualifiés à augmenté ! Les emplois créés appellent toujours plus de qualification.
- Un seul Ministre pour assumer les politiques de l’économie, de l’emploi et de la Formation à Bruxelles. Aujourd’hui, les deux Ministres s’ignorent. Ils n’ont élaboré aucun projet en commun ? Actiris (ancien Orbem) et Bruxelles-Formation sont davantage rivale que partenaires. Toutes les formations dispensées par les multiples institutions de l’insertion socio-professionnelle doivent être coordonnées et évaluées par un seul organisme de préférence : Bruxelles-Formation.
- Etablir, avec les partenaires sociaux, un contrat « formation-emploi-économie ». La priorité doit être donnée à la formation des jeunes, les partenaires sociaux doivent s’engager plus volontairement à atteindre des objectifs définis de commun accord. La formation en entreprise doit être davantage privilégiée.
- Les emplois créés à Bruxelles doivent bénéficier aussi aux Bruxellois. Trop d’emplois, même de proximité, échappent aux Bruxellois. Dès lors qu’une entreprise bénéficie d’une aide publique, octroyée par la Région, une convention doit être systématiquement conclue pour fixer un objectif de recrutement de candidats bruxellois. Aujourd’hui, les entreprises, encouragées à s’établir dans les zonings industriels gérés par la Société de développement régional bruxellois, n’offrent que 30% de leurs emplois aux Bruxellois. Il faut avoir comme exigence que 60% de ces emplois reviennent à des Bruxellois.
- La Régiondoit consacrer des moyens budgétaires plus importants à la formation, à l’enseignement technique et professionnel. Actuellement, la Région bruxelloise ne consacre que 2 petits millions d’euros de son budget à l’enseignement technique et professionnel. Un montant beaucoup trop faible au regard des besoins du secteur et des plus de 30 millions réservés à la piscine à ciel ouvert dont rêve le ministre actuel des transports.
- Donner la priorité à la maîtrise de la langue de l’enseignement. Tous les experts le disent une large part de l’échec scolaire s’explique par l’insuffisance de la maîtrise de la langue de l’enseignement. Donner la chance à des enfants, dès leur plus jeune âge de se développer dans un environnement qui favorise la compréhension et la maîtrise de la langue de l’enseignement est un enjeu essentiel. Il faut donc abaisser l’âge de l’obligation scolaire pour que les enfants soient accueillis dès 5 ans, voire dès 4 ans, dans l’enseignement maternel. Il faut aussi proposer des offres d’apprentissage de la langue d’enseignement à des parents de langues étrangère pour qu’ils puissent accompagner la scolarité de leurs enfants.
- Permettre une réelle seconde chance. Trop de jeunes n’ont pas pu terminer un parcours scolaire avec à la clé un diplôme de l’enseignement secondaire supérieur. Pour nécessaire que soit la formation professionnelle pour ces jeunes, il faut aussi leur donner la possibilité de terminer leur cursus scolaire avec un diplôme qu’ils pourront valoriser dans leur parcours professionnel. L’enseignement de la promotion sociale, qui accomplit un travail remarquable, doit être reconnu comme école de la seconde chance.
Mobilité et Environnement
Constats : Bruxelles compte 29 gares ferroviaires en activité, un port maritime et 4 bassins portuaires ainsi qu’un réseau de 267 kms de lignes ferrées pour le métro, prémétro et le tram. Il s’agit d’un potentiel exceptionnel potentiel écomobile dont l’intermodalité peine à se développer par défaut de gestion intégrée tant pour les personnes que pour les biens et dans un contexte général qui a donné la priorité aux voitures, aux camions et aux avions.Propositions :
- Redessinerles entrées de la ville et réaménager les autoroutes urbaines en boulevard urbains de maximum deux bandes afin de cicatriser certaines plaies urbanistiques bruxelloises et de limiter de 35% la capacité entrante de façon à réduire les bouchons et les dégradations de nos quartiers.
- Expérimenter un système de péage urbain à Bruxelles dans une zone à définir (cœur historique par exemple). Les recettes de ce péage serviront à investir dans les transports publics. Les conclusions du plan IRIS 2 des déplacements démontrent que le système de péage urbain est la meilleure solution pour diminuer la pression automobile et permettre à Bruxelles de respecter les accords de Kyoto. S’il est bien exploité, cet outil de gestion économique efficace pourrait apporter à Bruxelles près de 500 millions d’euros par an
- Favoriser la circulation en ville des véhicules propres en les exonérant de la taxe de circulation et de mise en circulation.
- Créer des parkings de dissuasion en bout ou le long des lignes RER, à l’extérieur du ring, capables d’accueillir suffisamment d’automobilistes, parkings reliés directement aux transports publics.
- Offrir des alternatives de qualité et doter Bruxelles d’un réseau de transports publics performant, capable d’assumer l’afflux de nouveaux usagers. A cette fin, augmenter l’offre, la qualité des ervices (certains quartiers sont encore laissés pour compte) et la vitesse commerciale des transports publics.
- Rendre opérationnel le la mesure pourtant simple toujours pas active : celle de la télécommande des feux en faveur du transport public
- Rattraper le retard pris par la mise en œuvre des itinéraires cyclables prévus pour 2010 dans le projet de Plan IRIS 2
- Préparer plus activement l’avènement prochain du RER (2016) en faisant de ce projet une ressource plutôt qu’une contrainte de manière à réduire le risque d’exode urbain. En augmentant le nombre de haltes RER dans Bruxelles et en tenant mieux compte des connexions sur le territoire bruxellois.
- Mener une politique urbanistique favorisant le logement autour de ces haltes pour permettre une meilleure accessibilité aux Bruxellois de se mouvoir.
- 2010 Attention, en matière de nuisances sonores dues au survolaérien de Bruxelles : le Gouvernement bruxellois dort, il est bien le seul ! L’arrêté pris par Didier Gosuin quand il était ministre de l’Environnement, pour limiter les nuisances dues au survol aérien de Bruxelles, a été validé par les plus hautes juridictions du pays. Le Gouvernement bruxellois a ainsi la meilleure arme pour lutter contre le survol aérien de Bruxelles. Il n’en fait rien car les partenaires flamands de la majorité régionale refusent que la Région bruxelloise perçoive les amendes pour violation de l’arrêté Gosuin par les compagnies aériennes. Heureusement qu’il y a des associations de citoyens particulièrement actives et vien soutenues par les communes bruxelloises pour faire respecter les intérêts des Bruxellois. En 2008, la société gestionnaire de l’aéroport annonçait sa volonté de créer un nouveau terminal « low cost ». Une nouvelle menace pour la tranquillité des habitants de Bruxelles. Le Gouvernement bruxellois a-t-il pris l’initiative de réagir contre cette décision prise de façon unilatérale et sans aucune concertation ? Non, il est une nouvelle fois passif. Ce sont en réalité, les bourgmestres bruxellois qui ont entamé les procédures pour contrer ce projet particulièrement néfaste. Y a-t-il encore un ministre chargé de l’environnement au Gouvernement bruxellois ?
Pour retrouver l’ensemble du Programme que nous proposons, je vous invite à consulter le site www.mr.be





